Le rosier est une plante à part dans le jardin. Il en existe une multitude de variétés, de couleurs, de parfums, de formes et de rusticités. Il est souvent considéré comme incontournable, presque évident.
Et pourtant, le rosier ne s’installe pas partout.
Lorsqu’il ne se plaît pas, il végète, s’épuise et devient sensible aux maladies. Un rosier en difficulté est presque toujours le résultat d’un mauvais emplacement ou d’un sol inadapté.
Alors comment s’occuper correctement des rosiers ?
Bien choisir son emplacement
Si votre jardin est encore peu aménagé, ne placez pas votre rosier là où il fera le plus d’effet visuellement, mais là où il se sentira bien.
Dans un jardin déjà structuré, il faut observer les emplacements disponibles et se poser les bonnes questions : exposition, circulation de l’air, qualité du sol.
Si aucun endroit ne convient réellement, mieux vaut renoncer au rosier et choisir un autre arbuste. Le jardin offre suffisamment d’alternatives.
Ce que le rosier apprécie vraiment
Le rosier aime avant tout une exposition dégagée et ensoleillée, au moins une partie de la journée à partir du mois de mai. Le soleil du matin est idéal. Celui de l’après-midi, plus brûlant, peut abîmer les coloris foncés.
Il apprécie un sol profond, sain et fertile, plutôt riche et pas excessivement calcaire. Dans certains cas, le choix d’un rosier greffé permet de mieux s’adapter aux contraintes du sol.
Ce que le rosier supporte le moins, c’est de succéder à un autre rosier. Il ne faut jamais replanter un rosier à l’emplacement d’un ancien rosier, qu’il soit mort ou encore en place. À cet endroit, il vaut mieux installer des arbustes ou des vivaces.
Il est également préférable d’éviter :
les zones d’ombre permanente
les pieds de murs ou de fondations chargés en gravats
les sols pauvres et compactés
Des rosiers pour toutes les situations
Il existe autant de types de rosiers que de situations dans le jardin :
rosiers en massifs ou associés à des vivaces
rosiers en haie pour structurer l’espace
rosiers en pot pour une terrasse ou un balcon
rosiers couvre-sol pour les talus
rosiers à grandes fleurs pour la coupe
rosiers grimpants sur une clôture, un mur ou un arbre
rosiers tiges, parfumés, remontants
Le choix est vaste, à condition de respecter leurs besoins.
Bien les accompagner au jardin
Les rosiers s’associent bien avec des plantes vivaces touffues et solides, capables de supporter le passage lors de l’entretien.
Il vaut mieux éviter les plantes envahissantes.
L’association avec des arbustes permet de créer des volumes et des contrastes intéressants sans multiplier les contraintes.
En revanche, les mélanges avec des persistants ou des plantes de terre de bruyère sont à éviter : le rosier a besoin de lumière et d’une terre nourricière.
Où acheter ses rosiers ?
On trouve des rosiers en conteneur dans la plupart des jardineries. La qualité peut être très variable. Le mieux est de choisir un fournisseur de confiance et de s’y tenir. Son rôle est de sélectionner des plants vigoureux et adaptés, ce qui n’est pas anodin.
Il faut écouter attentivement les conseils du professionnel, notamment sur la vigueur et la résistance aux maladies.
Pour la couleur et le parfum, le choix reste personnel.
S’approvisionner directement chez un producteur est aussi une bonne option. Les rosiers y sont souvent moins chers et plantés rapidement après l’arrachage, ce qui favorise leur reprise.
La bonne période et la plantation
Un rosier bien planté, au bon endroit, a toutes les chances de devenir un rosier durable.
Le rosier est avant tout un arbuste. Il a besoin d’espace pour que ses racines puissent explorer le sol. Beaucoup de problèmes viennent d’un manque de nourriture ou d’un sol trop pauvre.
Comment planter un rosier
Débarrasser le rosier de son emballage et le faire tremper dans l’eau
Creuser un trou large et profond d’environ 30 cm
Vérifier l’absence de pierres au fond du trou
Installer le rosier sur un petit dôme de terre fine
Positionner le point de greffe juste sous le niveau du sol
Reboucher avec une terre fine, éventuellement enrichie de compost mûr
Arroser généreusement, sans tasser au pied
Le paillage avec de l’écorce de pin est déconseillé. En revanche, un paillage léger avec des matériaux adaptés est possible, sans excès.
Un entretien régulier, sans excès
L’entretien des rosiers repose sur des gestes simples mais réguliers.
Il faut supprimer les fleurs fanées, couper juste sous le bouton, là où la tige casse naturellement, et retirer les feuilles tachées.
Les pucerons peuvent être éliminés manuellement, sans traitement.
Le sol doit rester propre : liseron, herbes indésirables et concurrence doivent être retirés.
Un apport ponctuel de tonte de gazon permet de couvrir la terre nue et de nourrir le sol.
La taille, une étape indispensable
Contrairement à beaucoup d’arbustes, le rosier a besoin d’être taillé pour rester vigoureux, en particulier les variétés modernes.
Pour les rosiers remontants :
couper au-dessus de départs vigoureux
supprimer sans hésiter les tiges faibles
retirer les bois anciens à leur base
La taille est une sélection. Elle permet de conserver les rameaux les plus jeunes et les plus prometteurs.
Chaque rosier a sa personnalité, ses besoins et son rythme.
Le respecter, c’est s’assurer des floraisons généreuses et un jardin vivant, année après année.