La pelouse est souvent considérée comme un incontournable du jardin.
Elle évoque un espace propre, accessible et facile à vivre.
Pourtant, la pelouse n’est pas toujours la solution la plus adaptée, ni la plus favorable à la biodiversité.
La pelouse, un choix d’usage avant tout
Une pelouse a du sens lorsqu’elle est utilisée.
Jeux, passages, détente : elle répond à des besoins précis.
Mais une pelouse très entretenue, tondue fréquemment et fertilisée, laisse peu de place à la vie.
Elle devient un sol uniforme, pauvre en diversité végétale.
Une surface n’a d’intérêt que si son usage est clairement défini.
La prairie, un espace vivant
La prairie, même de petite taille, accueille une grande diversité de plantes et d’insectes.
Elle évolue au fil des saisons et demande moins d’interventions.
Fauchée une à deux fois par an, elle favorise les pollinisateurs et enrichit le sol en matière organique.
Elle n’est pas adaptée aux zones de passage, mais trouve facilement sa place dans les parties moins fréquentées du jardin.
Le compromis : adapter plutôt qu’opposer
Entre pelouse et prairie, il existe de nombreuses solutions intermédiaires.
Réduire les surfaces tondues, accepter certaines plantes spontanées ou espacer les tontes permet déjà d’améliorer la biodiversité.
Ces compromis répondent à la fois aux usages du jardin et au respect du vivant.
Observer le sol et le climat
Le choix entre pelouse, prairie ou mélange dépend aussi :
-
du sol
-
de l’exposition
-
de la disponibilité en eau
-
du temps consacré à l’entretien
Un sol sec et pauvre n’aura jamais le même comportement qu’un sol profond et frais.
Repenser la tonte
La tonte régulière est souvent un automatisme.
Pourtant, tondre moins souvent permet aux plantes de fleurir et aux insectes de trouver de la nourriture.
Changer le rythme de tonte modifie profondément la vie du jardin.
Une surface bien choisie est une surface cohérente.
Adapter les espaces plutôt que les uniformiser permet de concilier confort et biodiversité.